Un peu d’histoire… 

Les maraîchers de la Brunoyse, Katia et Alessandro, produisent leurs légumes à la Ferme de Sainte-Marthe, en Sologne à environ 200 km de Brunoy. Etonnant pour une AMAP qui a en principe pour vocation de privilégier le caractère local des denrées proposées ! 

Il faut savoir qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Au début de l’aventure, Katia et Alessandro produisaient leurs légumes à Corbeil, sur une parcelle située en bordure d’Essonne (la rivière) et à 300 m de la gare RER Essonne-Robinson. Cette parcelle, située en zone inondable et donc inconstructible, avait été dans les années d’après-guerre une zone de jardins ouvriers. Les jardins avaient été abandonnés mais la terre était propre : pas de pesticides, pas de pollutions industrielles ! Nous étions RA-VIS ! Non seulement nous respections le principe du «produit local» mais nous participions en outre à la ré-introduction des cultures vivrières en zone péri-urbaine : nous étions décidément des «amapiens modèles»! 

C’était sans compter sur un facteur qui avait échappé à tout le monde. Qui dit zone-péri-urbaine dit plus grand risque de vol. Et oui ! Nos maraîchers se sont fait dérober le produit de leur travail à plusieurs reprises. La Ville de Corbeil, propriétaire du terrain, sollicitée pour poser une clôture a refusé. 

Lorsque le vol a concerné non seulement les légumes mais encore les outils et les lapins élevés sur place, il a fallu que Katia et Alessandro prennent une décision, qui pour nous allait signifier renoncer aux rêves de maraîchage péri-urbain, à la campagne en ville et accessoirement aux visites au potager le week-end. Car chercher d’autres terres, pas facile en Ile-de-France ! 

Katia et Alessandro, restés en contact avec la Ferme de Sainte-Marthe qui les a formés à l’agriculture biologique, se sont vus proposer par ladite ferme une solution. Sainte-Marthe dispose de terres propres et non cultivées : un champ pouvait être mis gratuitement à leur disposition… mais à 200 km de Brunoy ! Que faire de notre côté ? Chercher d’autres maraîchers près de chez nous et nous désolidariser de Katia et Alessandro en les pénalisant une seconde fois à cause d’une situation dont ils étaient les premières victimes, au nom du principe de proximité ? Ou bien continuer à soutenir de jeunes maraîchers courageux quitte à ce que nos légumes soient produits à 200 km ? 

Nous n’avons pas hésité très longtemps d’autant plus que Katia et Alessandro ont réorganisé leur tournée d’approvisionnement de manière à limiter l’empreinte écologique générée par leur déplacement. C’était pour nous la solution la plus éthique et bien conforme, à nos yeux, aux principes des AMAP. 

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